Non au formatage! Non au rendement à tout prix!

A l’ancienne, comme on dit. Je vais rédiger mon article sur WordPad et quand enfin, je serai connectée, je tenterai de le publier sur le blog… Mais c’est pas gagné… Je vais devoir travailler comme ça pour avancer dans la publication de mes articles mais pas possible pour tous…

J’ai enfin vu le film-documentaire « Demain » il y a quelques semaines. Merci RTBF Auvio. J’ai 3 feuilles de prise de note à approfondir mais sans connexion permanente, difficile… Vous savez que lorsque j’ouvre une porte, j’aime en ouvrir d’autres pour en savoir un peu plus. Internet est une encyclopédie incroyable, en perpétuelle évolution. Quand je commence mes recherches, je vais de lien en lien, j’ai une dizaine de pages ouvertes. Il faut trier évidemment. Et garder un esprit critique, recouper ses sources. On peut nous faire croire n’importe quoi. Je prends pour exemple mes parents. « Oh tu as vu ça! » et moi « vous avez vu ça où? Ça me semble un peu gros ». Réponse: « sur Facebook ». J’ai beau parler du concept de « fake news », de nombreuses personnes sont persuadées que tout ce qu’on dit sur Internet est vrai. Soit. Je m’éloigne un peu trop de ce dont je voulais vous parler là 😉

Dernièrement, j’ai vu une vidéo de Steve Cutts « Happiness » (lien Youtube ici). Steve Cutts, je l’ai découvert grâce à Moby. Vous voyez son clip sur notre société hyper-connectée (vidéo Youtube ici)? Ou plus récemment avec l’élevage intensif et Trump (vidéo Youtube ici)? C’est signé Steve Cutts. Je vous conseille d’aller voir ses illustrations et de prendre le temps de la réflexion 😉

Steve Cutts
Crédit: Steve Cutts

En gros « happiness », c’est le portrait de notre société. Les souris dans l’histoire, c’est nous. Toujours à courir, à travailler pour avoir de l’argent. Quand j’ai vu cette vidéo, j’ai été à la fois triste et en colère. C’est tellement vrai. Il a vraiment bien décrit notre mode de vie aujourd’hui. Depuis que je l’ai entendue, cette question de Pierre Rabhi me vient en tête au moins une fois par jour: « Y a-t-il une vie avant la mort? »
Quand on est enfant, on nous dit et redit « tu dois bien travailler à l’école pour avoir un beau métier plus tard. Ainsi, tu pourras avoir une belle maison ». Pourquoi? Ca me fait penser aux trolls et à Poppy (merci à ma nièce Julia). On fait croire que pour connaître le bonheur dans la vie, il faut manger des trolls. Jusqu’au jour où Poppy et ses amis leur montrent qu’on peut être heureux autrement, que le bonheur est autour de nous.

Et bien, c’est la même chose avec nous. On nous fait croire que le bonheur réside dans les choses que nous possédons. Mais c’est totalement faux! Et croyez moi, je parle par expérience.
On nous formate à ça. Du coup, on devient adulte et frustré. On se rend compte que ce n’est pas ça la vie.

J’entends pas mal parler du système scolaire en Finlande en ce moment. L’éducation a été entièrement réformée. On a diminué les heures de classe pour laisser aux enfants le temps d’apprendre et d’expérimenter certaines choses par eux-mêmes. Il n’y a pas d’école publique ou privée. Elles se valent toutes. Il y a des cours généraux mais également des cours de cuisine, de couture, d’électricité, etc. Et vous savez ce qui m’a marqué dans un reportage? La réponse d’un prof de math. On lui a demandé son objectif en tant que prof. Il n’a pas répondu « que mes élèves soient les meilleurs en math ». Il a répondu « que mes élèves trouvent leur voie, qu’ils trouvent ce qu’ils souhaitent faire dans la vie et les aider à s’épanouir dans ce domaine ». Waw! A quand ce raisonnement chez nous???

On met de plus en plus de pression sur les élèves et de plus en plus tôt. Ici, c’est rendement, rendement, rendement. Et la famille s’y met. « Si tu as des beaux points, tu auras un beau cadeau ou une dringuaille » comme on dit chez moi.

Je n’ai pas d’enfants mais j’essaie dès que je peux de dire à mon neveu et à ma nièce qu’il faut faire ce qu’on aime et pas ce qu’on attend de nous. Je ne veux pas qu’ils vivent ce que je vis et ce que j’ai vécu.

Il faut expliquer aux enfants qu’il y a certaines règles à respecter en matière de politesse, d’environnement, etc. Mais pour le reste, il faut les laisser s’épanouir dans le domaine qu’ils affectionnent.

Depuis toujours, j’ai entendu « Mélanie, tu es intelligente, tu dois être première de classe, tu feras du violon, tu iras à l’université, bla bla bla ». Et j’ai été conditionnée. J’ai fait ce qu’on attendait de moi car on ne nous laisse pas toujours le choix… Diplômée, j’ai fait ce que la société attendait de moi. J’ai décroché un « bon » job, j’ai acheté une maison, une voiture. Mon dressing débordait de fringues. J’accumulais toute sorte d’objets inutiles (certainement pour combler un manque). Et puis quoi? J’étais plus heureuse? Certainement pas! J’ai fait une crise existentielle. Cela ne me correspondait pas. Cette vie n’était pas ma vie. Mais à force de vouloir faire ce qu’on attendait de moi, qui étais-je vraiment au fond de moi? Quelques années plus tard, je n’ai toujours pas la réponse mais j’y travaille activement, lol. J’ai cherché au plus profond de moi ce que j’aimais faire depuis toujours. Quelles idées, quelles valeurs me correspondent le plus.

J’ai toujours été un peu différente et on me l’a toujours fait sentir autour de moi. Je me suis « effacée » pour être plus intégrée. Grosse erreur!

Ado, j’ai été une hippie, une bouddhiste, une végétarienne, une « révolutionnaire », mdr. Mais seule, sans réseaux sociaux pour se sentir appartenir à une communauté, j’ai repris mon rôle de mouton.

Comme je l’ai déjà dit, 2017 est pour moi l’année des changements. Il faut que j’avance. Se lamenter et faire du sur-place ne changera rien à ma situation.

Si je sais aujourd’hui que j’ai un faible pour la littérature dystopique, je sais aussi que la protection de l’environnement est très importante à mes yeux. Ça l’a toujours été mais cela prend une plus grande dimension désormais.

Je suis enfin prête à écouter les conseils de certains professionnels. Ça m’a pris du temps. J’ai conscience que je dois m’ouvrir vers les autres. Mais pas évident du tout! Je précise « certains professionnels » car beaucoup sont encore à côté de la plaque à mes yeux. Quand on me dit que le bien-être et l’épanouissement passent obligatoirement par le travail, que quand ça ne va pas au boulot, il faut s’aplatir. Me dire ça à moi après mon expérience professionnelle? Euh…

Oui, il faut travailler et je vais retravailler un jour mais bosser à tout prix pour de nouveau rentrer dans ce système de rendement, non. Et pour faire quoi? Chaque jour je me pose cette question. Aucune réponse ne me vient. J’en reviens au formatage depuis notre enfance. J’ai 36 ans et je ne sais pas dans quoi je veux travailler demain.

Je sais ce que je ne veux plus, ça oui. Je sais aussi que dans mon prochain job, je veux me sentir utile. Je veux apporter quelque chose de positif à la société. Mais quoi? Je me dis que ça viendra. Petit à petit… Je fais des activités et je m’investis dans des projets en rapport avec mes valeurs. Ça me donnera certainement des pistes sur des domaines d’activités qui pourraient m’intéresser, non?
Les personnes qui ont fait de leur passion leur job me semblent si rares! On parle de plus en plus de « job alimentaire ». Bosser dans n’importe quoi pour payer son loyer et ses factures. En perdre sa santé, son intégrité. C’est pas ça la vie quand même?

La technologie évolue à vitesse grand V. Mais pour le reste, ça traîne! Des alternatives existent et ont fait leur preuve. Pourquoi on ne les applique pas plus? La Terre est à bout de souffle. Les scientifiques nous le disent: « il faut changer les choses maintenant! Demain, il sera trop tard ». Et rien ne change… Certains y travaillent mais on leur accorde peu d’importance… Comment continuer de croire qu’un autre monde est possible? Comment vous faites pour continuer d’avancer dans votre cause?

J’ai commencé le MOOC « conception en permaculture » sur le site de l’université des colibris. J’y ai visionné un documentaire sur Sepp Holzer, un agriculteur qui vit dans les Alpes autrichiennes. Depuis les années 60, il observe la nature, expérimente des méthodes alternatives de production. Et cela, bien avant l’arrivée du terme « permaculture ». Il nous prouve que la mono-culture est un échec et qu’avec un minimum d’effort, on peut produire beaucoup si on est à l’écoute de la nature, si on la respecte au mieux. Pourquoi donc continuer vers l’agriculture industrielle? A part pour l’argent évidemment. Mais si on pense uniquement à l’argent, notre monde est voué à mourir. Il faut penser plus loin, aux générations futures. Notre destin est de vivre nous aussi sous le « soleil vert »? J’espère que non!

Autre exemple qui m’interpelle. Je viens d’intégrer un très beau projet. Un super-marché participatif (un article plus détaillé est prévu). On y privilégie le local, de saison, en bio et/ou agriculture raisonnée. Pour pouvoir y faire ses courses, il faut être coopérateur en achetant au moins une part à 25€ (valable à vie) et en participant bénévolement 3 heures par mois à la gestion du projet. Cela peut être aider au magasin mais aussi en préparant les sessions d’info, rechercher de nouveaux producteurs, aider à l’administratif, la mise à jour du site web, etc.

Je suis allée à la session d’info ce samedi matin et on nous a montré une petite vidéo sur le premier magasin du genre. Là, grosse surprise pour moi. « Park Slope Food Coop » a ouvert à Brooklyn en 1973! 1973! Et j’apprends ça aujourd’hui quoi. Là aussi, le projet a fait ses preuves car leur magasin est ouvert tous les jours et on y trouve tout ce qu’on veut. Toujours dans la philosophie de base: des bénévoles, de la vente en circuit court, éthique, etc. Donc oui, une alternative au supermarché traditionnel existe.

Je pense qu’il y a vraiment un travail d’information à faire. Il faut faire connaître ces alternatives au plus grand nombre. Mais comment? Comment intéresser la population à ces beaux projets? Aujourd’hui, si on ne prend pas l’initiative de se renseigner sur ce qui existe en parallèle à l’offre traditionnelle, on passe à côté.

Notre quotidien n’est pas figé. On peut faire d’autres choix.

Je pense à tous ces parents qui se plaignent de passer trop de temps au boulot, à la gestion de leur maison et de délaisser leurs enfants. J’ai lu pas mal de témoignages de familles minimaliste et zéro déchet. Si on opte pour une plus petite maison, si on décide d’acheter moins de matériel, de consommer autrement, de manger autrement, on peut faire de belles économies. Du coup, on peut travailler moins et passer plus de temps en famille.

Vous avez peut-être vu sur le net ce reportage sur « la maison du bonheur existe vraiment ». On y voit un couple qui s’est installé il y a plus de 40 ans près de Nantes. Ils ont eu 3 ou 4 enfants et ont vécu avec un salaire d’enseignant à mi-temps! Bon ok, vous allez me dire que la vie avant était moins cher. Mais en étant moins dépendant du système, on peut améliorer sa qualité de vie. Chez eux, on récupère l’eau de pluie qui est filtrée par une double système et du coup, pas besoin d’être relié à l’eau de ville. Le monsieur a installé une sorte de panneau solaire, fruit de ses propres recherches. Et ça, bien avant que les panneaux solaires traditionnels n’arrivent sur le marché! Pour le chauffage, là aussi, il a créé un système ingénieux. Ils ont leur potager et grâce à leur serre, mangent de la salade toute l’année.

Quand j’en parle autour de moi, certains me disent que c’est retourner en arrière. Qu’il faut vivre avec son temps. Que la technologie fait partie de notre quotidien, c’est comme ça. Perso, je pense justement qu’un retour à plus de simplicité ne peut nous être que bénéfique. Je ne suis pas contre la technologie, loin de là. Comme pour tous les domaines, il y a du bon et du mauvais. Je dis juste qu’il faut être conscient de nos choix de vie. Qu’ils peuvent être signe d’engagement. Il faut revoir nos priorités.

On prend 4h de notre temps par jour pour regarder la télé mais on n’a pas le temps de cuisiner??? Cela ne vous semble pas un peu bizarre?

Youhou! Une connexion est disponible, lol. Je vais pouvoir publier mon « roman » 😉

Le débat est lancé. N’hésitez pas à me laisser votre ressenti, quelle cause vous tient à cœur, votre engagement au quotidien ou autre en commentaire ou par mail. Faites moi signe. Help!!! Montrez moi que je ne suis pas seule!

 

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