Les dossiers de l’été sur la RTBF: le lait et l’alimentation bio

Le 9 août dernier, la RTBF diffusait « les dossiers de l’été« . Les sujets abordés? Les dessous de la production laitière et la face cachée des produits bio à bas prix.

Les dossiers de l'été rtbf
Source: RTBF

Dans le premier reportage, j’apprends que si une vache produisait 2.500 litres de lait par an en 1950 (en moyenne), le chiffre est aujourd’hui de 7.500 litres! Et ça peut monter jusqu’à 9.000 dans des usines à lait en Allemagne!

Les vaches ne sont pas faites pour fournir du lait non stop. C’est pour cela qu’on les insémine. Et oui… Une fois que la pauvre bête a mis bas, on lui prend son petit après 24h… Celui-ci étant destiné à être consommé quelques mois plus tard…

Tant que la vache a un bon rendement, tout va bien pour elle. Mais dès qu’elle décline, on l’envoie à l’abattoir…pour finir en steak haché!

La production de lait étant de plus en plus intensive, les vaches ne sortent quasi plus. Elles restent enfermées… Leur promenade quotidienne se résume à aller dans une salle voisine où on va les traire. Tout est automatisé. On peut même traire jusqu’à 36 vaches en même temps! Leur production est suivie via le collier électronique qu’elles portent au cou…

L’usine à lait au top du top? De nombreuses vaches dans un hangar. Peu de paille et de foin au sol. Des grilles ont été installées afin de récolter les déjections des vaches; déjections évacuées dans une fosse étanche. Un procédé de méthanisation va s’opérer. Le gaz produit par le lisier va se transformer en électricité, qui sera revendue. Bénéfice pour l’usine citée dans le reportage? 1,5 million d’euro sur une seule année!

« La face cachée des produits bio à bas prix » renforce ce que je pense depuis un moment: le bio vendu en grande surface n’est pas du bio dans le sens où je l’entends.

Pour moi, le bio, c’est avant tout une philosophie de vie. C’est privilégier le local, de saison. Cela peut sembler plus cher pour certains mais comme on achète différemment, au final, ça nous coûte moins cher!

Le reportage débute avec un rayon de fruits et légumes dans un grand magasin. Là, ça doit faire « tilt ». Du bio vendu avec autant d’emballage? Première incohérence!

Le journaliste va acheter des produits bio semblables dans une grande surface et dans une enseigne bio. Verdict? Le double du prix dans le magasin bio.

Vous vous dites « c’est pour ça qu’on préfère acheter en grande surface ». Mauvaise idée…

Les journalistes ont enquêté.

Direction le sud du Maroc dans une plantation de citronniers. Sur place, une responsable de Pronatura (leader dans l’import-export du bio). Seconde incohérence. Un produit est utilisé pour venir à bout de certains nuisibles: le Neemix. Cet insecticide est interdit dans la culture bio en France mais autorisé au Maroc!

Chez nous, qui dit bio dit protection des ressources naturelles. C’est bien différent au Maroc…

Pour irriguer les terres, on fore à des dizaines de mètres sous terre pour y trouver de l’eau. On épuise les nappes phréatiques!

Dans une autre plantation, on utilise du soufre en trop grande quantité.

Il faut savoir que 80% des fruits et légumes bio vendus en grande surface viennent de l’étranger: Maroc, Tunisie, Mexique. Vive l’empreinte écologique!

Le bio concerne également la production de viande. Le reportage va analyser ce bio « made in France ».

Nous voilà dans une « petite » exploitation de poulets bio. Petite car ce Monsieur n’en possède que 12.800! Il a des copains qui en ont 25.000!

Depuis 2009, la réglementation s’est assouplie. Les lois françaises étaient plus strictes. Tout a changé avec les nouvelles règles européennes. Désormais, l’élevage intensif et les antibiotiques sont devenus la norme…

« Les petits éleveurs ont disparus! »

Des œufs bio qui proviennent d’un élevage de 9.000 poules dans un hangar. Bien loin de votre vision du bio, non?

Certains éleveurs souhaitent nourrir leurs bêtes avec des céréales cultivées dans leur propriété. Mais pour produire plus, il faut nourrir plus de têtes! Seule solution, acheter de la poudre de soja en complément à l’étranger. Ce qui peut s’avérer dangereux. Ça a été le cas en 2007 avec le scandale de la mélamine. De nombreux animaux en sont morts, des agriculteurs ont été malades et ont été ruinés. Le revendeur français de cette poudre mortelle achetée en Chine? La coopérative Terrena, toujours en activité. On peut lire sur son site: « produire mieux pour manger mieux » ou « l’agriculture écologiquement intensive comme socle technologique »…

Je sais qu’acheter bio, local et de saison n’est pas toujours évident. Etant sans véhicule et habitant à la campagne, j’achète certains produits chez Delhaize comme ma confiture bio, parfois mon pain bio, mon yaourt Alpro, etc.

Dès que je sais, je vais chez Biocap à Marcinelle ou à la Ferme du Maustitchi à Leernes. Et je profite des délicieux légumes du potager de mon papa.

Par contre, il y a certains produits que je n’arrive plus à acheter. J’ai un blocage. Je prends pour exemple les bananes et l’avocat, dont je suis pourtant friande. Mauvaise empreinte écologique pour les bananes et la production d’avocats est si néfaste!

Vous avez ça aussi avec certains produits?

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